Le Troubadour Arié…Joie en Campagne

Marcheprime, l’Entre 2 B en terre Bordelaise
À l’Entre 2 B, sous les lampes dorées, chez les footeux amis aux éclats partagés,
J’ai mêlé mes vers aux fumets du dîner, et l’hiver soudain s’est mis à chanter,
Je leur ai conté, loin des stades et des buées, le temple d’Hatchepsout aux colonnes levées,
Le chemin des fous de Dieu sous le ciel d’Égypte, où le sable éternel pleurait.
Entre un plat fumant et un refrain léger, les pyramides semblaient presque bouger,
Et ma moustache blanche, témoin des détours, guidait les convives vers d’antiques parcours.
Entre un refrain, un sourire, un plat, ma voix encore émue ouvrait ce combat lourd,
Non pas des mots tristes, non pas des adieux, mais des histoires chaudes comme un feu gai.

Cunac en terre albigeoise

À Cunac, sous la brique aux teintes de braise, devant le cercle ami des lettrés du soir,
Je levai mon verre aux mots fraternels, et la nuit s’ouvrit comme un livre immortel,
Les mots se posaient comme un vin clair, sur les tables dressées d’un apéritif fraternel,
Chaque page tournée était confidence, chaque regard offert, une connivence, un espoir.
Je leur ai parlé du soleil de minuit, au Cap Nord dressé face à l’infini,
Moi qui partis le cœur fragile et tremblant, malgré l’incident, défiant le vent,
Sous l’or du ciel pâle qui refuse la nuit, j’ai compris que la vie toujours nous conduit,
Et dans leurs regards brillait doucement, le courage discret des recommencements.

Le Fossat, sur ma terre d’Ariège
Puis retour au pays, au Fossat profond, là où l’Ariège coule en vieil horizon,
À la Madrague, face aux anciens regards, j’ai parlé « de Tu à Jo »en émotion,
Je suis venu parler, sans masque ni empire, les mains se sont jointes aux souvenirs,
Et j’ai compris, au bout du chemin, que se cueille à deux mains le plaisir.
Je leur ai conté en images ma chevauchée sur la N7 de Madagascar une vie d’un autre âge,
Puis celle de l’Ouest américain aux rocs flamboyants, où galopent encore mes rêves d’enfant pas sage,
Des plaines immenses aux vents indomptés, aux visages penchés pour mieux écouter,
Je voyais briller dans leurs yeux apaisés le goût du lointain jamais effacé.

Refrain du troubadour ARIÉ…..JOIE
Qu’est-ce que j’ai fait dans ma vie ?
J’ai conté.
Quand l’hiver frappait sans bruit,
J’ai chanté.
De l’Égypte aux neiges du Nord,
Des canyons rouges aux terres d’or,
J’ai porté mes mots comme un feu,
Pour réchauffer les cœurs un peu.
J’ai chanté, j’ai signé,
Dans un tourbillon d’amitié,
Dans un torrent de merci partagé,
J’ai chanté…
Et partout j’ai trouvé
Le plaisir d’exister.
Alors ce n’était qu’un premier hiver,
Le troubadour a simplement refermé son manteau…
pas son livre.
Au printemps,
les routes seront plus claires,
les terrasses plus pleines,
les cœurs plus ouverts encore.
« Et au bout… c’est le plaisir. »

Pour ceux qui n’ont pas encore lu Tour du Monde en 80 Poèmes – Tome II, la Foire est
encore ouverte, il vous suffit de renvoyer le Bon de Commande joint.
Eh coumo disen en so noste, en Arièga
Qu’ei a la fin de la hèira que’s comptan las bòusas !
Eh comme on dit chez moi en Ariège
C’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses !
Guy Pujol dit l’ARIÉ…..JOIE