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Odyssée sur le Rhône - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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l’Odyssée de l'Arié…Joie sur le Rhône

Le Van Gogh glissa dans la rumeur des quais de Lyon la belle aux reflets de soie,
Sous l’œil des ponts, débuta l’escapade aux doux entrelacs entre Rhône et foi,
                      Tain l’Hermitage offrit ses coteaux dorés, le vin, le chocolat, un festin de lumière,
Pont suspendu tendit son trésor, un bras d’acier dans une étreinte fière.



Funambule des flots, je ne suis pas qu’un trait posé sur l’eau qui court,
Entre Tain et Tournon, je suis l’écho tendu du plus ancien amour,
D’un côté, les coteaux de l’Hermitage, de l’autre, les remparts à la mémoire guerrière,
Je suis né des mains et du métal, quand l’homme osa franchir le fleuve en prières.
 
Depuis, je tends mes câbles, pour qu’aucune des rives ne se sente à genoux,
J’ai vu passer le vin, les barriques, les moines, les soldats, les enfants,
L’on voulut me briser sous les bombes, mais j’ai tenu, dressé, boudiou,
Je tremble mais je ne romps jamais, entre les quais je suis le cœur du Rhône, battant.
 
Dans l’ombre tiède de Valrhona un souffle noir, soyeux fait fondre la ganache,
Là, sous la langue, un feu discret, glisse, caresse et s’attache,
Tablette « grand cru » chaque carré dévoile une rime,
Le cacao, maître absolu fait danser mon âme dans l’abîme.
 
Sur les pavés d’Avignon, en révérence, le vent s'incline devant le Palais des Papes,
Forteresse de foi et d’orgueil où les siècles murmurent sous les fresques et les grappes,
           Tout autour, la ville d’ocre se tend comme une lyre, et là, sur les eaux, brisé mais fier,
Le Pont Saint-Bénézet, demi-ouvrage, demi-rêve, poursuit son siège, suspendu dans l’air.



Il fut un songe, un miracle de pierre, levé par un jeune berger, venu d’Ardèche,
Il entendit Dieu lui souffler cette prière, « Construis un pont là où l’homme sèche »,  
Les sages ricanèrent, les puissants hésitèrent, mais la foi souleva les arches une à une,
À la fin le Rhône, vaincu sans guerre, laissa filer son courant à la première lune.
 
On y dansa, oui, sur le pont, où les rires montaient plus haut que les psaumes,
Les sabots, les violons, les mains légères y tissaient des rondes, au seuil du royaume,
                              Aujourd’hui, il ne va plus nulle part ce pont, comme un poème laissé inachevé,
Mais qu’importe le pont pourvu qu'on ait l'ivresse des légendes faisant rêver.
 
Sous l’or du ciel, le Rhône s’étire, chante aux arènes des temps anciens,
Et notre bateau Van Gogh dans un léger bruissement effleure Arles comme un refrain,
La pierre romaine offre sa mémoire, aux pas du poète et du peintre errant,
Là, Van Gogh posa son chevalet en soif de gerbes d’ocre et de mistral gagnant.



Clairon le Noir fend la poussière, sous le soleil en feu d’été,
Ses cornes dansent la lumière, ses pas font fuir l’éternité,  
    Les raseteurs, l’œil en rafale, glissent en blanc sur le taureau,
Le crochet fuse, l’arène s’enflamme mais lui défend ses oripeaux.
 
Un gland s’envole, la foule tremble, la ficelle tient, l’heure s’épuise,
Clairon, dressé, que nul ne semble pouvoir vaincre sans sacrifice,
Enfin s’élance un trait d’audace, dernier raset, dernier frisson,
La corde cède, l’arène en trance chante la gloire de Clairon.
 
Fille du Rhône et de la Méditerranée, la Camargue forme un triangle magique d’enfer,
Entre les deux bras du fleuve où le ciel célèbre chaque jour ses noces avec la mer,
Dans ce pays où gens de terre et gens de mer sont unis par le cœur,
La Croix de Camargue associe symboliquement les gardians et les pêcheurs.



Sous le ciel incandescent, la foule en caravane, chante Sarah la Noire au rythme des guitares,
Ses mains vers l’horizon, son regard vers le soleil, reine parmi les siens, elle avance dans le tintamarre,         
Les chevaux camarguais, crinières en rafale, enserrent le cortège d’un halo galopant,
Et l’eau vient accueillir cette offrande comme un secret sacré murmuré par le vent.

Viviers dressa sa cathédrale frêle, la tour St-Michel veillant l’amour d’un troubadour,
Aliénor pleura mais, guidée par l’étoile, rêva de Guilhem au chant de velours,
Les gorges de l’Ardèche ouvrirent leurs bras, Chauvet, Pont d’Arc, et falaises aux secrets,
Pendant que Balazuc dormait tout bas, et que Bidon, assoiffé, restait discret.



Viviers, au souffle des siècles
 
Sous le souffle tiède du Mistral, la vieille ville s’éveille,
Entre remparts assoupis et façades de dentelle,
Ici, le temps s’effrite en douceur sur la pierre,
Et le Rhône s’incline comme un prince devant sa belle.



Du port au bas de la colline, les maisons serrées,
Témoignent du peuple rude, pêcheurs et tonneliers,
Mais c’est là-haut, dans l’ombre du rocher calcaire,
Que le Palais des Évêques lève sa prière de pierre.
 
La cathédrale Saint-Vincent, noble et silencieuse,
  Déploie ses voûtes comme des ailes pieuses,
   Chaque travée respire le Moyen Âge intact,
Et les orgues, parfois, résonnent comme un pacte.
 
  La montée des Chevaliers, pavée de souvenirs,
   Grimpe, sinueuse, vers les toits en soupir,
Et depuis le belvédère, le Rhône, immense miroir,
 Rappelle au poète qu’ici le monde peut s’émouvoir.
 
Enfin La Voulte, ses phares du rugby, me salua dans un dernier soupir fluvial,
Puis Lyon retrouva ma poésie alentie, avant que Cestas pleure mon final,
Ce n’est qu’un au revoir, car les rivières de rimes ne cessent de couler,
Le vent d’inspiration reviendra, plume butinant les mots pour m’accompagner.

                                                                   Guy dit l’Arié…..Joie

                                                                       



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