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Les Pouilles - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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Les News
Les POUILLES

Sous le soleil des Pouilles aux caresses dorées,
Les oliviers murmurent des siècles apaisés,
La mer chante au loin, lente et toujours offerte,
Et nos pas goûtent déjà la Dolce Vita ouverte.


Sous le ciel clair où tremble une lumière ancienne,
Notre voyage s’ouvre au livre de Nature,
Pages dorées que tourne un vent marin serein,
Loin des cités corrompues, vers la pure aventure.

Au bord de l'Adriatique où chante le grand vent clair,
Le soleil dore les pierres et fait danser l'univers,
Chaque vague a son histoire, chaque souffle un doux refrain,
Et Bari tend son sourire à tous les heureux chemins.


Neuf kilomètres de lumière où le temps devient léger,
Les mouettes jouent dans l'azur comme un éternel été,
On marche avec les amis, le cœur rempli de bonheur,
Car la mer sait, mieux que nous, faire éclore les jours meilleurs.

La mitre ronde un jour fit taire l'antique orgueil,
Sans bruit, comme une fleur qui s'épanouit au seuil,
À Bari, deux saints veillent sous le même firmament,
Et la paix les couronna d'un éternel serment.

La mitre ronde, un matin, séduisit tous les cœurs,
La pointue s'inclina sans nourrir de rancœur,
À Bari, les deux saints sourient au même autel,
La foi gagne toujours lorsqu'elle devient fraternelle.

Sous les créneaux dorés sommeille un vieux géant,
L’Empereur Frédéric II l'a bâti pour défier les temps,
Le vent s’infiltrat dans les douves, conte le soir d'une voix fraternelle,
Que les pierres, mieux que les hommes, ont parfois plus de cervelle.

Sur son trône de soleil, la blanche Ostuni luit,
Le touc-touc s'en amuse dans le secret des puits,
Chaque ruelle est un poème où la lumière écrit,
Que le bonheur prend parfois la couleur de la chaux blanchie.


Plus haut que les remparts, monte un chant de gratitude,
La pierre y dit merci bien mieux que l'habitude,
Sant'Oronzo bénit la ville de sa main,
Et l'espérance fleurit là où s'effaça le chagrin.

De l'arbre au flacon d'or, l'olive suit son destin,
Le moulin garde en son cœur le secret des anciens,
Chaque goutte est un soleil que la terre a mûri,
Un peu d'âme des Pouilles dans un verre de vie.

Sous leurs cônes de pierre où danse un ciel d'azur,
Les trulli d’Alborebello ont défié le fisc autant que l'usure,
Chaque pinacle au vent signe l'œuvre d'une main,
Et le génie des humbles éclaire les chemins.


Aux grottes de Castellana l'Enfer ouvrait sa bouche aux voyageurs d'antan,
Le vent s'y faisait prière autant que gémissement,
Mais l'eau, plus que la peur, grava ce sanctuaire,
Où la Terre écrit le temps dans le secret des pierres.

La pierre y fait son nid depuis l'aube des temps,
Le soleil la caresse d'un sourire éclatant.
À Matera, chaque seuil conduit vers la mémoire,
Où l'homme a su graver l'espérance dans la gloire.


Le boulanger au feu recevait cent présents,
Un simple sceau de bois distinguait chaque pan,
Sur la croûte dorée demeurait la mémoire,
Le pain portait un nom, comme un morceau d'histoire.

Petit coucou d'argile au sourire éclatant,
Tu promets à l'amour un avenir florissant,
Plus grand est ton sifflet, disait la tradition,
Plus riche sera le cœur de la douce maison.

Sous la roche dormait un voyageur sans voix,
Le temps fit de son corps un monument de foi,
La pierre est un grand livre où nul mot ne s'enfuit,
Et l'homme d'Altamura y veille pour la vie.


Locorotondo dort rond sur sa colline blanche,
Le soleil sur ses murs doucement se penche,
Dans ses ruelles d'amour où le temps fait escale,
Les Pouilles ont inventé leur plus tendre étoile.

Entre les murs si blancs et l'Adriatique en fleurs,
Modugno fait voler les plus tendres bonheurs,
Son bleu, plus bleu que ciel, berce encore nos mémoires,
Son « Volare » au-dessus des oliviers, envole nos espoirs.

Sous l'arche de Lecce s'ouvre un chemin d'antan,
Charles Quint y grava son passage dans le temps,
Le voyageur s'arrête, émerveillé de voir,
Qu'une porte suffit pour entrer dans l'Histoire.

La pierre monte au ciel comme un chant de lumière,
Les saints veillent en paix sur la cité si fière,
Le voyageur comprend, levant les yeux vers eux,
Que Lecce ouvre son cœur avant d'ouvrir ses lieux.


Sous les pavés dorés dort la Rome éternelle,
Où l'écho des gradins chante une ritournelle,
Le marbre a fait silence, mais l'Histoire est là,
Dans chaque pierre usée qui murmure : Lupiae.

La mer porte parfois des rêves naufragés,
Des destins sans retour, des espoirs partagés,
L'épave de l'Approdo est devenue un phare pour les cœurs,
Où la mémoire éclaire un monde plus fraternel.

Au seuil de l'Orient veille Otrante en silence,
Ses remparts ont gardé la mémoire et l'espérance,
Là où naît le soleil sur l'Adriatique en feu,
Le voyage s'achève, mais demeure dans les yeux.


Dans le Salento jadis, l’araignée ensorcelait la danseuse,
Son venin dans les veines allumait la cadence,
Les tamburelli cherchaient la mesure mystérieuse,
Et la taranta trouvait le rythme de la délivrance.

La femme tournoyait, les bras levés vers le ciel,
Elle tombait parfois, puis repartait plus légère,
Jusqu’à l’ultime transe, le tambour devenait essentiel,
Et la musique chassait le mal, comme une prière.


Aujourd’hui le tambour frappe encore avec ardeur,
L’araignée s’est enfuie, mais la pizzica demeure,
Elle fait danser les corps, elle fait chanter les cœurs,
Et dans mon essentiel, la Taranta vit encore.

Huit tours parlent au ciel dans un profond silence,
Le soleil de Castel del Monte y mesure le temps et la science,
Frédéric y grava, plus qu'un palais de roi,
L'éternelle question du savoir et de la foi.

Le glaive ouvre un empire, la plume ouvre les cœurs,
Frédéric fit des mots ses plus nobles vainqueurs,
Son château parle aux yeux, ses poèmes au silence,
L'un défie le temps, l'autre éclaire l'espérance.

Sous la vieille tour San Felice veille un rivage éternel,
Où la pierre a sculpté son arche vers le ciel,
La mer y peint d'azur les rêves des marins,
Et le vent chante encore aux falaises sans fin.

Saint Michel veille encor du sommet des falaises,
Vieste chante aux flots ses éternelles braises ;
Quand la lune renaît sur l'Adriatique en fleurs,
Les amants de cent ans réveillent tous les cœurs.

Dernier regard sur les Pouilles

J'ai cueilli dans Bari les promesses du port,
Les vieux murs d'Otrante où veille la mort,
Les palais de Lecce aux dentelles de pierre,
Et Trani reflétant son ciel dans la lumière.
J'ai vu les trulli blancs défier les saisons,
Matera réveiller ses antiques maisons,
Gallipoli dresser ses remparts sur les vagues,
Le Gargano cacher ses légendes sans bagues.

J'ai suivi Frédéric jusqu'au château sacré,
Où le soleil du ciel vient la pierre éclairer,
Et j'ai vu, dans le soir où s'endormait Vieste,
Deux amants réunis poursuivre leur conquête.

Chaque photo, un instant suspendu dans le temps,
Chaque musique un souffle emporté par le vent,
Chaque vers un écho que l'Adriatique envoie,
Pour rappeler toujours la route de l’Arié….Joie.

Car il est des pays qu'un regard abandonne,
Et d'autres qui dans une âme résonnent,
Les Pouilles sont de ceux qui demeurent à jamais,
Comme un livre refermé qu'on relira en secret.

Puis, lorsque s'éteindra le dernier diapositif,
Quand le silence aura remplacé les motifs,
Il restera peut-être, au détour d'une nuit,
Le parfum d'un voyage qui jamais ne s'enfuit.


Alors, sous une étoile où scintillera Véga,
Je reverrai la mer où notre rêve vogua,
Et je dirai tout bas, en saluant ces lieux :
« Arrivederci Pouilles, vous habitez mes yeux. »

                                                        Guy Pujol, alias l’Arié…..Joie





                                                             

                                                                      
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