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Les Croustades de Clermont - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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Un Nid entre Braise et Mémoire



Depuis cent cinquante ans la braise veille sous la voûte de brique où palpite la flamme,
Bernard posa la pierre et transmit à la nuit le secret d’un métier gravé au fond de l’âme,         
Revenu d’Indochine aux aurores de 1875, il bâtit de ses mains ce four fidèle et sage,
Clermont vit s’élever, au souffle du levant, un temple où le pain chaud devint premier partage.
 
Jérémie prit le feu dans les années vingt, compagnon pâtissier aux gestes sûrs et fiers,
Marie, près du brasier quand le destin frappa fit chanter les fruits d’or en discrets cierges clairs,
Ses croustades naquirent au creux du vieux fournil, dorées comme l’automne aux vergers de la plaine,
La recette traversa le temps, docile composition sans trahir la mémoire et la main souveraine.
 
Puis vinrent Hélène et Jeannot en soixante-dix, laminoir vibrant fort sous la pâte étirée,
Machine d’Orient gris, progrès sans artifice, mais l’âme du foyer demeurait assurée,
Michel, enseignant de l’INSA, prit le relais pour l’an 2000, patient maillon d’or de la chaîne vivante,
Il pétrit longuement, dans humble dévotion, la pâte aux jaunes d’œufs, à l’orange enivrante.



Farine et beurre clair, sucre, rhum discret, un peu d’eau pour unir la matière au mystère,
Vingt minutes au moins pour qu’un geste parfait rende souple et docile une promesse de terre,
Il allume l’acacia dans l’aube frémissante, surveille les braises au rouge lentement,
Puis cent croustades vont, en offrande odorante, trouver dans le vieux four leur juste firmament.



                                                                  Guy dit l’Arié…..Joie

                                                                       



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