Le Sage et les Deux Courtisanes de l’Immobilier
Inspiré de La Fontaine en ciblant « Le Fou qui vend la sagesse » voici ma poésie :

À Cestas, un couple avisé possédait un pavillon fort bien situé,
Murs fraîchement rénovés, jardin clos et arboré,
Où rhododendrons et azalées semblaient, au printemps, rivaliser de beauté,
Murs fraîchement rénovés, jardin clos et arboré,
Où rhododendrons et azalées semblaient, au printemps, rivaliser de beauté,
Ici, disaient les voisins, on respire le bonheur en pleine santé !
Deux jeunettes, dossier sous le bras, vinrent un jour, tenir leur discours, pas avares,
Vendez donc vite, et surtout pas trop cher, le marché va mal, les acheteurs se font rares,
La crise est là, le temps vous presse, prenez notre prix, c’est, croyez nous, sagesse !
La crise est là, le temps vous presse, prenez notre prix, c’est, croyez nous, sagesse !
Hâtez votre décision, donnez nous l’exclusivité vos projets y gagneront en vitesse.
Le couple, troublé, se dit : et si demain notre maison devait tomber d’un seuil ?
Et si le marché chutait, peut-être faut-il vendre avant que tout ne baisse.
Et si le marché chutait, peut-être faut-il vendre avant que tout ne baisse.
Un ami notaire, homme de bon conseil leur dit : « Mes amis, ouvrez donc bien l’œil !
Ces demoiselles ont fort belle assurance, mais leur empressement cache leur tiroir-caisse.
Ces demoiselles ont fort belle assurance, mais leur empressement cache leur tiroir-caisse.
Elles vendent votre bien avec célérité, car leur récompense aime la rapidité,
Le marché monte, descend, connaît parfois l’orage, mais Cestas est toujours prisée,
Le marché monte, descend, connaît parfois l’orage, mais Cestas est toujours prisée,
Votre maison, vous l’avez entretenue, choyée, pourquoi la brader par la peur effrayés ?
Elles comptent prestement leur commission, mais c’est votre patrimoine qui sera soldé !
Elles comptent prestement leur commission, mais c’est votre patrimoine qui sera soldé !
Morale
Ne bradez point votre or pour satisfaire à la sauvette,
Ce que l’on vend trop vite, souvent, l’on regrette,
Le sage attend, observe et garde son jugement,
Le malin, lui, préfère encaisser promptement.
Ce que l’on vend trop vite, souvent, l’on regrette,
Le sage attend, observe et garde son jugement,
Le malin, lui, préfère encaisser promptement.
Car lorsqu’un bien est vôtre, souvenez-vous toujours :
Qui compte sa prime n’est pas celui qui compte vos jours,
Et les marchands de sagesse, habiles en beaux discours,
Vendent parfois l’or d’autrui pour gagner leur propre cours.
Qui compte sa prime n’est pas celui qui compte vos jours,
Et les marchands de sagesse, habiles en beaux discours,
Vendent parfois l’or d’autrui pour gagner leur propre cours.

Guy , Alias l’ARIÉ…..JOIE