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La Dolce Vita - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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La Dolce Vita



Sur Livourne, au matin, glisse un voile, d’ambre et d’eau claire, aux reflets d’or,
Le linge danse, léger, sous les toiles, et l’air s’éveille au doux décor,
Les barques glissent, âmes fidèles, sous les ponts vieux, bercés d’azur,
Un vent discret froisse la brume, et l’âme toscane s’envole en murmure.

Sous chaque drap flotte un poème, et l’eau fredonne des mots enchanteurs,
Ici chaque pierre, au feu du ciel, chante à mi-voix l’amour créateur,
    Tout respire la paix du réveil toscan, cette douceur des heures où la ville bâille encore,
Livourne est un cœur qui bat au rythme des échanges, avant d’être un décor.



Sous l’ombre des cyprès, les collines s’alignent, les vignes en festons s’offrent au doux soleil,
Un souffle de lauriers parfume les ravines, et l’Italie éternelle éclaire son réveil,
Aux portes de Florence où l’Arno se déploie, le temps se fait poème, et la pierre chanson,          
Dante y grava l’enfer, Pétrarque y peignit la joie, la Toscane s’élève en éternelle vision.

Sous le lys florentin s’ouvrit l’art et la vie,
Sous le lys de la France il fleurit à l’envi ,
Et l’éclat des Médicis, entre Seine et Toscane,
Rayonne encore aujourd’hui comme un soleil qui plane.

Sur l’Arno frémissant le soleil se repose,
Son or glisse sous les voûtes de diamant vieux,
Les ponts se font miroirs, la ville se dépose,
Et Florence s’endort dans les reflets soyeux.

Sous mes pas le vieux pont, d’or et d’âme tressée,
Chuchote aux orfèvres des secrets d’autrefois,
Le vent joue du laurier la plainte caressée,
Et l’eau porte au lointain la rumeur de leurs voix.



Dante, toi qui vis l’amour en flamme pure,
Ton souffle erre encore sous ces arches de feu,
Chaque pierre en silence élève sa parure,
Comme un vers éternel offert aux yeux de Dieu.

Alors que le soir tombe et dore la rive,
Je sens dans l’air vibrant ton antique chanson,
Florence se recueille, ardente, contemplative,
Et l’Arno garde en lui le cœur de ta passion.

Sur l’île d’Elbe, l’aigle aux ailes brisées vint chercher dans la douceur, le repos du tonnerre,
Mais l’horizon d’azur et d’or irisé, lui rappelait sans fin le tumulte de la terre,
Sous le ciel toscan, l’exilé méditait, roi d’un jardin, prince d’un rocher tranquille,
Et chaque vague, en secret, lui chuchotait le nom de France au bord des mers subtiles.

Trois cents jours passèrent, flamme contenue, entre les murs blanchis et les rêves enchaînés,
Puis vint le vent du large et dans l’ombre ténue, son cœur reprit le vol que nul n’avait dompté,
Aujourd’hui l’île garde, au détour des collines, le souffle de son pas, la trace de son feu,
Et quand le soir s’incline sur les eaux cristallines, on croit voir son regard se fondre avec les cieux.



Le granit rose de Porto Cervo se mire en un lagon rêveur,
Où les yachts, telle une averse d'or, dansent au gré du vent moqueur,
Plus loin, Olbia la discrète, au cœur fertile de la Gallura,
Vous tends les bras, comme une sereine armure porteuse de quieta.

Dans la crique de Cucugnano, l'eau turquoise comme un cristal limpide,
Offre son sable, lisse et diaphane, un éden sous le ciel splendide,
Puis Baja Sardinia s'éveille, blanche parure au bord des flots,
Un joyau que le soleil émerveille, abrité du vent par les rocs.
                                                                     
Ainsi, la côte et son poème,
De Porto Cervo à la Bienheureuse,
N'est qu'un immense diadème,
Où la beauté devient amoureuse.

Sous un ciel d’ambre, Sienne, la cité dort en colimaçon,
Serrant contre son flanc les pierres médiévales,
La Piazza del Campo, comme un soleil en oraison,
Rayonne au centre, éclat d’âme triomphale.

Quand sonne le Palio, la foule devient mer,
Chaque contrada brandit sa foi et sa bannière,
Les chevaux frémissants, les cœurs prêts à se taire,
S’élancent dans la clameur guerrière.



Sur la Torre del Mangia monte un vent de légende,
Les drapeaux s’envolent, la passion se répand,
Et dans ce tourbillon que la Toscane engendre,
On sent battre l’Histoire sous le pas des géants.

Mais quand le soir descend sur la brique ambrée,
Les ruelles s’allument d’un feu plus discret,
Les voix s’adoucissent, les places murmurent,
Et Sienne redevient amante et sussure.

Sur la route des flots, croyant voguer vers de sereines apogées,
Poséidon, en son royaume vert, ce soir-là son humeur avait retourné,
La mer n'était pas cette amoureuse tendre offrant son azur et ses reflets d'argent,
Mais une jument fougueuse et cendrée, cabrée à l'assaut de notre frêle rang,
Le navire, jouet des colères liquides, escaladait des monts d'écume et de sel,
Puis croulait soudain dans le vide humide au rythme implacable d'un éternel duel,
Et nos estomacs, en de funestes marées, scandaient seuls l'écho de ce chaos marin,
Nous rappelant sans cesse, en vagues successives, le pèlerinage forcé vers le bassin,
Ainsi, pour gagner les rives de La Spezia, faut-il parfois payer de lourdes sueurs,
Affronter les flots et la nausée pour revenir à terre, un peu pâle, mais vainqueur.



Mon Chant des Cinq Falaises

J’ai levé l’ancre au matin clair, sous un ciel bleu comme une promesse,
Et les rocs d’ocre, fiers et sévères, me saluaient dans leur tendresse,
Manarola, fille des vents, m’offrit son vin, sa pierre chaude,
Ses murs vibraient, vivants du chant des vagues comme une ode.



À Monterosso, je fus ébahi sous les parfums de sel et d’algue,
Les pas légers, les cœurs enchantés glissaient sur l’eau, miroir sans vague,
Puis Vernazza, flamme du soir, me prit l’âme et la fit sienne,
Son port, un bijou de mémoire, son vent, la main d’une ancienne.

Et là, du haut du vieux castel, où le soleil s’endort en braise,
J’ai cru voir l’infini du ciel poser un baiser sur la falaise,
Ô Cinque Terre, havres d’écume, vos toits sont des voiles figées,
Vos cœurs battent au rythme des brumes, et vos âmes, à la mer, sont liées.



Sous la caresse du vent, la Belle des Océans vogue,
son sillage d’argent s’étire comme un rêve qui expire,
Les flots se font velours, les mouettes confidentes,
et le soleil dépose sur l’eau son dernier serment,                       
Les visages sont radieux, les cœurs un peu flous,
chaque regard s’accroche à l’horizon doux qui s’étire,
On devine Nice au loin, ses collines azurées,
et la promesse d’un port aux âmes rassurées, sans tourment.



Le pont soleil s’embrase d’une lueur d’adieu, les verres tintent encore dans une dernière danse,
Sous les voiles d’écume, la mer en confidence, nous murmure à mi-voix la fin de la romance,
Puis la nuit, complice, étend son manteau clair, et la Belle rentre au port, paisible et fière,
De Livourne à Elbe, de la Sardaigne à la Costa Smeralda, sa traînée garde l’or d’une épopée altière.
                                
                                                                   Guy Pujol dit l’ARIÉ…..JOIE



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