Entre Louisiane & Floride
Mardi-Gras à New-Orléans
Sous le soleil ardent des vastes plantations,
Le sucre était le roi, le maître des nations,
Les allées de cyprès murmuraient leur histoire,
Ombres et souvenirs, entre fastes et désespoir.
Le sucre était le roi, le maître des nations,
Les allées de cyprès murmuraient leur histoire,
Ombres et souvenirs, entre fastes et désespoir.

Les colonnes dressaient leur orgueil immobile,
Palais blancs ciselés d’un silence fragile,
Dans l’air chaud s’éveillait la chanson du labeur,
Le parfum entêtant des cannes et des fleurs.
Palais blancs ciselés d’un silence fragile,
Dans l’air chaud s’éveillait la chanson du labeur,
Le parfum entêtant des cannes et des fleurs.
Splendeur et cruauté mêlaient leur destinée,
Sous les chênes anciens aux branches inclinées,
Et le vent rapportait, au fil des saisons,
L’écho d’un temps perdu, lourd de contradictions.
Sous les chênes anciens aux branches inclinées,
Et le vent rapportait, au fil des saisons,
L’écho d’un temps perdu, lourd de contradictions.

Sous les balcons profonds, noyés de verts feuillages,
Le cuivre d’un vieux sax réveille les ombrages,
La Coccinelle avance, en char prodigieux,
Fleurie de plumes d’or qui tournoient dans les cieux,
Le cuivre d’un vieux sax réveille les ombrages,
La Coccinelle avance, en char prodigieux,
Fleurie de plumes d’or qui tournoient dans les cieux,
La Harley fait gronder son mauve et son éclat,
Dans l’air que les confettis poudrent de leurs éclats,
Là-bas, le large fleuve étire son argent,
Et rêve un steamboat lent, fumeur de brume et temps,
Son souffle fait danser les vieux refrains de jazz,
Tandis qu’un soir doré descend sur le bayou et l’embrase.
Dans l’air que les confettis poudrent de leurs éclats,
Là-bas, le large fleuve étire son argent,
Et rêve un steamboat lent, fumeur de brume et temps,
Son souffle fait danser les vieux refrains de jazz,
Tandis qu’un soir doré descend sur le bayou et l’embrase.
Laisse le bon temps rouler !
Si Natchez vous fut conté, c’est que le fleuve veille,
Qu’au cœur de ses brumes d’or murmure la mémoire,
Et qu’un écho lointain, plus fort que nos batailles,
Chante encore les anciens dans la nuit sans histoire.
Qu’au cœur de ses brumes d’or murmure la mémoire,
Et qu’un écho lointain, plus fort que nos batailles,
Chante encore les anciens dans la nuit sans histoire.

Sous les cieux de la Louisiane où grondent les tambours,
J’ai vu le carnaval fleurir en mille atours,
Les colliers bigarrés, les fastes du vieux square,
Et l’ombre de Bechet chantant dans les brouillards.
J’ai vu le carnaval fleurir en mille atours,
Les colliers bigarrés, les fastes du vieux square,
Et l’ombre de Bechet chantant dans les brouillards.

J’ai foulé les marais un jour offerts aux hors la loi,
Alcatraz Alligator, triste antre des sans-droits,
Mais j’ai gardé le cap, la plume en bandoulière,
Pour conter la vérité sous le poids des chimères.
Alcatraz Alligator, triste antre des sans-droits,
Mais j’ai gardé le cap, la plume en bandoulière,
Pour conter la vérité sous le poids des chimères.

Ô Louisiane et Floride, vous fûtes mon décor,
Vos légendes, vos ombres, vos trompettes en or,
Je rentre le cœur plein de fables et d’histoires,
Ici l’Arié…Joie a inscrit sa trace en lettres noires.
Vos légendes, vos ombres, vos trompettes en or,
Je rentre le cœur plein de fables et d’histoires,
Ici l’Arié…Joie a inscrit sa trace en lettres noires.

Adieu, bout du monde, où la mer vient mourir,
Où le vieil homme veillait ses rêves à s’offrir,
Sous l’ultime soleil, je laisse ma prière,
Et l’écho de mon cœur se perd dans la lumière.
Où le vieil homme veillait ses rêves à s’offrir,
Sous l’ultime soleil, je laisse ma prière,
Et l’écho de mon cœur se perd dans la lumière.
Guy dit l’Arié…..Joie