La Côte Est des États-Unis
De Boston à Washington
En hommage à Papa lui qui rêvait des tours de Manhattan, décédé six mois avant,
Nous partirons vers le « Nouveau Monde » des anciens montreurs d’ours Ariégeois d’antan,
Ceux qui à la fin du 19è siècle pour échapper à la misère des hautes terres d’Ariège,
Ont traversé l’Atlantique, les bras usés de labeur mais l’âme fière loin de leurs neiges.
Partir en Amérique sur la terre des promesses, là où la liberté se tisse en travaillant,
Pour faire danser le fidèle ami à la patte lourde et fière, face à un public bienveillant,
Ainsi, sous l’or de la « Terre promise » et la clarté des néons, ils trouvèrent un autre foyer,
Avec son ours Tataï et son chien Calou, Émilienne Pujol à 18 ans quitta son village d'Ercé.
C’est dans la capitale intellectuelle des États-Unis, que nous démarrerons notre périple américain,
Depuis le centre de Boston, le tracé rouge du Freedom Trail, nous guidera sur le Chemin de la Liberté,
Sur le thème de la Guerre Américaine de l'Indépendance de 1775 à 1783 contre les Anglais,
Où les idéaux des Lumières, venus de France, formeront les bases de la démocratie américaine.

Construit en 1713 sur l'emplacement d'une maison d'aristocrate qui avait brûlé,
L'Old State House, ou ancien capitole du Massachusetts où le gouvernement siégeait,
Dans les murs de Harvard les Présidents John F. Kennedy et Georges W. Bush ont été formés,
Devant « la statue des trois mensonges » nous caresserons le pied gauche devenu doré à force d’être frotté.
Halte au Cape Cod, « le cap aux morues », lieu favori des Bostoniens, l’été,
Pour ses ports de pêche traditionnel, ses dunes et ses plages de sable blanc de beauté,
À Plymouth, en 1620 les puritains anglais du Mayflower ont accosté avec leurs traditions,
Nous irons à la rencontre de ce « peuple de l’aurore » dans le musée vivant de la Plantation.

New-York, mon papa, le restaurant René Pujol
et le Roc d’Ercé par Lilou Losego
New-York et ses gratte-ciels effleurant les cieux nous ouvrira ses portes face à la statue de la Liberté,
Nous vivrons les pulsations du monde de l’Empire State Building au World Trade Center aux tours jumelées,
A Central Park, face à la statue des ours de légende
nous honorerons la communauté ariégeoise au Roc d’Ercé,
C’est au « Bouchon » de René PUJOL, à la mémoire de papa, que nous irons trinquer.
Entre New-York et Washington voici Philadelphie, berceau de la civilisation appelée Philly,
Selon la légende, la Liberty Bell, la « cloche de la liberté » aurait retenti,
Juste après la signature le 4 juillet 1776 pour la Déclaration d'indépendance des États-Unis,
Quant au parrain mafieux du crime, Al Capone, sa cellule se visite au Eastern State Penitentiary.
Là où les champs s’étendent paisibles, où les roues
des charrettes dansent sur des routes tranquilles,
Dans un monde loin de l’agitation infinie,
l’Amish Country s’étire comme une douce mélodie,
Dans ce refuge au cœur pur, monde figé dans l’éternité des valeurs anciennes de l’évangile,
Où cheval et calèche transportent les Amish et les moulins à vent fournissent de l'énergie.
Gardien des idées, à Washington, le Capitole se dresse, majestueux, grand, avec passion,
À la Maison Blanche, symbole du pouvoir, l’histoire prend forme jour après nuit, loi après loi,
Au mémorial Franklin Delano Roosevelt, seul président américain à avoir été élu quatre fois,
Les Américains viennent se souvenir des années Trente et de la « Grande Dépression ».

Guy Pujol dit l’ARIÉ…..JOIE